Allumer des étincelles, ouvrir des chemins
Il y a, dans chaque regard une étincelle.
Une petite lumière qui dit : « Je me reconnais un peu dans ce que tu dis. »
Lorsque je prends la parole lors d’une conférence, ce sont ces étincelles-là que je cherche. Elles sont ma boussole, ma respiration, ma nourriture intérieure.
Parce qu’au fond, si j’allume parfois quelque chose chez l’autre, ces étincelles me nourrissent à leur tour. Elles me rappellent pourquoi je continue à marcher, à écrire, à témoigner : pour être au plus près de l’humain, de ses doutes, de ses forces, de ses renaissances.
Revenir de loin
Je ne suis pas devenu conférencier par hasard.
Je suis revenu d’un burn-out sévère, accompagné d’une notion de myocardite.
À ce moment-là, ce matin là, tout s’est effondré : le corps, le mental, la confiance, le sens.
Il ne restait plus qu’une question : comment continuer à vivre ?
C’est alors que j’ai choisi de partir marcher.
Marcher pour m’éloigner du bruit, des attentes, des autres parfois.
Marcher pour me retrouver, me sauver, me guérir.
Pas à pas, j’ai réappris à respirer, à écouter, à ressentir.
Sur le chemin, j’ai découvert que la marche ne mène pas seulement quelque part : elle ramène à soi.
Aujourd’hui, c’est de cette traversée-là que je témoigne.
Non pas comme un survivant, mais comme un homme qui a appris, en tombant, ce que veut dire se relever.
Passeur d’expériences
Je ne donne pas de leçons.
Je partage ce que j’ai vécu, ce que j’ai compris, parfois après l’avoir longtemps refusé.
Je raconte l’avant, le pendant et l’après.
Car il y a toujours un après.
La marche m’a appris la lenteur, la patience, la gratitude.
Elle m’a appris qu’on peut avancer même quand on croit ne plus pouvoir.
Être passeur d’expériences, c’est offrir à d’autres des repères possibles.
C’est dire que la fragilité n’est pas une faiblesse, mais un lieu de transformation.
C’est témoigner que l’on peut renaître, autrement, plus vrai, plus simple.
Porter l’espoir
Un jour d’une longue marche un jeune couple m’a interpellé par ces mots : Porteur d’Espoir.
Ces mêmes mots que j’ai parfois retrouvé à la fin de certaines conférences par des personnes venus me dire :
« Vous êtes un porteur d’espoir. »
Je n’avais jamais pensé à moi en ces termes, mais je comprends aujourd’hui ce que cela veut dire.
L’espoir n’est pas une promesse. Ce n’est pas “tout ira bien demain”.
C’est une direction.
C’est la conviction qu’au cœur même des épreuves, il existe un passage, une lumière, un souffle.
Dans mes conférences, j’essaie de transmettre cela :
que la vie peut reprendre, même après la chute,
que la marche, la parole, la rencontre peuvent ouvrir à nouveau les chemins de sens.
Témoigner pour libérer la parole
Témoigner, c’est prendre un risque.
Celui de se mettre à nu, de dire l’intime, de revivre les blessures.
Mais c’est aussi offrir un espace où la parole devient possible.
Quand une salle se tait d’un même silence, quand les regards changent, quand une émotion circule, je sais que quelque chose vient de s’ouvrir.
Souvent, après mes conférences, des hommes et des femmes viennent me parler. Ils me racontent à voix basse leur propre épuisement, leur peur, leur combat.
C’est là que je mesure la portée du témoignage : parler de soi, c’est aussi et parfois autoriser l’autre à s’exprimer à son tour.
Marcher, encore et toujours
Tout part de là, et tout y revient : marcher.
Marcher pour comprendre, pour respirer, pour accueillir.
La marche m’a reconstruit, pas seulement physiquement mais spirituellement.
Elle m’a appris à être vivant, simplement, sans excès, sans masque.
Aujourd’hui encore, je marche pour entretenir cet équilibre fragile.
Chaque pas est un mot, chaque souffle une forme de prière à l’homme dans son entièreté et chaque chemin une nouvelle rencontre avec moi et les autres.
Des conférences comme des chemins à partager
Mes conférences ne sont pas des discours figés.
Elles vivent, respirent, évoluent au fil des publics.
Elles mêlent récit, silence, émotions, échanges.
Elles s’adressent à tous ceux qui cherchent un sens, une direction, une façon de se remettre en mouvement :
aux entreprises en quête de cohésion humaine, aux associations, aux institutions, aux lycés et universités, à toute personne qui croit encore à la force du lien.
Car au fond, parler de la marche, c’est parler de la vie.
Et si, à travers mes mots, quelques étincelles s’allument dans les regards,
alors je sais que le chemin valait la peine d’être marché jusqu’à vous.
M’inviter à intervenir
Vous souhaitez organiser une conférence, un échange ou une rencontre autour de la marche, du burn-out, de la résilience et de la reconstruction ?
???? Contactez-moi


