Marcheur

Dans le Massif Central. Philippe Maschinot.

Marcher - Écrire - Rencontrer.
Aujourd’hui est mon aventure

Trente ans de chemins et de traversées

Marcher pour avancer

Marcher est devenu bien plus qu’une activité physique.

Au fil des années, la randonnée longue distance s’est imposée comme une manière de vivre, de réfléchir et de découvrir le monde.
Chaque chemin parcouru m’a appris quelque chose sur l’existence, sur les autres et sur moi-même.
Aujourd’hui encore, je continue de marcher avec le même émerveillement qu’au premier départ.

Une renaissance par la marche

Premiers kilomètres

Rien ne me destinait véritablement à devenir marcheur au long cours.

Après plusieurs opérations du genou, la marche s’est d’abord imposée comme une étape de rééducation. Peu à peu, elle est devenue une passion.
Chaque sortie allongeait la précédente.
Chaque sentier ouvrait de nouveaux horizons.

Retrouver l’essentiel

Sur les chemins, j’ai découvert le silence, la lenteur et l’importance des choses simples.
Marcher permet de revenir à l’essentiel.
Le rythme des pas remplace celui des contraintes.
Les kilomètres deviennent une invitation à observer, écouter et ressentir.
Le sac à dos contient ce qui est nécessaire, tente et gamelles.
Les lieux de repos sont  en fonction de ce qui est, bord de chemin, grange, bergerie, une pelouse chez l’habitant, une clairière en forêt, un abri sommaire sous un petit pont, …

Grandes traversées

Au fil du temps, les randonnées se sont multipliées.

Traversée des Vosges (400 km…) — Apprendre de la forêt entre souffle et silence, de cabanes en bivouac
Traversée du Jura (400 km…) — Retrouver  le peu, l’essentiel et le plaisir des autres
De Strasbourg à Paris (500 km…) — Expérience hypnotique et formatrice des chemins de halage
Du mont Sainte-Odile à Compostelle (2 400 km) — Une quête de soi, une traversée du doute vers la lumière
De Compostelle à Strasbourg (4500 km) — Pour le rebours après un épuisement professionnel
Traversée du Massif central (400 km…) — Partager et ressentir
Great Divide Trail (une petite partie) – Rocheuses Canadienne et monsieur ours

Et tant d’autres

Chaque itinéraire possède son caractère, ses difficultés, ses enseignements et ses souvenirs.

Chemin fondateur

Parmi toutes ces aventures, les chemins de Compostelle occupent une place particulière.
Du mont Sainte-Odile jusqu’à Santiago de Compostela, près de 2400 kilomètres de marche m’ont conduit à travers la France et l’Espagne.

Cette expérience a profondément transformé mon regard sur la vie.
Le chemin devient alors bien plus qu’un itinéraire, il devient une rencontre avec soi-même.

Retour

Quelques années plus tard, après une période difficile marquée par un épuisement professionnel, le besoin de repartir s’impose.

Cette fois, le voyage se fait à rebours. De Compostelle à Strasbourg.
172 jours de marche. 4500 kilomètres.
Des milliers d’heures passées sur les sentiers.

Cette longue traversée représente l’une des expériences les plus marquantes de mon existence. Elle a été l’élément déclencheur à l’écriture de mon premier roman Le Poids du Sac.

Ce que la marche m’a appris

La randonnée longue distance n’est pas une performance sportive.

Elle est une école de vie.
Elle enseigne la patience, l’humilité, l’adaptation et la confiance.
Elle rappelle que les plus grandes distances se parcourent toujours de la même manière : un pas après l’autre.

Marcher pour vivre

Être marcheur, c’est vivre pleinement l’instant présent.
C’est accepter de ne pas tout maîtriser, de se laisser surprendre par le vent, la pluie, la rencontre.
C’est avancer sans certitude, mais avec confiance.

La marche c’est ralentir, observer, s’émerveiller, écrire autrement.
Elle m’a donné des histoires, des cicatrices, des horizons et des rencontres.
Et surtout, elle m’a appris à rester en marche, quoi qu’il arrive.

L’homme en marche

Aujourd’hui, je continue de parcourir les sentiers avec curiosité et gratitude.
La marche demeure un espace de liberté, de réflexion et d’ouverture au monde.

Elle m’a offert des paysages inoubliables, des rencontres exceptionnelles et une meilleure compréhension de ce qui compte vraiment.

Marcher reste pour moi une façon d’habiter pleinement le monde.
Et tant que les chemins s’ouvriront devant moi, je continuerai d’avancer.

 

« Je marche pour écrire, j’écris pour continuer à marcher. »
– Philippe Maschinot

Vous aimez marcher ?
Vous croyez au pouvoir des chemins ?

Roman de résilience, de marche et de reconstruction.
L’histoire d’un homme qui choisit la marche pour survivre à l’effondrement de sa vie.