Je marche. Je pose un pied puis l’autre.

Je ressens la terre, les cailloux, le sol changeant.  Je me sens ancré.

Là. Tout simplement là.

Ce qui se passe alors, dans mon corps, dans ma tête n’est qu’une suite logique du moment présent, de la gratitude et des sens. J’aime ce que je ressens, ce qui monte de mes pieds, ce que je suis.

La douleur existante du marcheur s’estompe. S’efface.
Je laisse la place au bien-être de l’homme en marche. Que l’on asservit pas. Libre. Heureux.
En adéquation avec le moi profond. Avec ce que je suis.

J’entre en chemin. J’écoute le pas.

Article Marche Philippe Maschinot