Qui de nous n’a pas vécu une situation de changement, de transition, de rupture ?

Ainsi les aléas de la vie nous poussent ou nous contraignent, nous bloquent… puis nous remettent en marche! Encore faut-il le comprendre.

Aléa est un mot qui annonce l’imprévisible, une incertitude due au hasard, bon ou mauvais… Et si nous le comparions à une certaine forme de chance?

Aléa fait partie de la vie et je compose avec lui. En faisant face j’apprends à l’accueillir et à avancer.

Vivre avec des aléas c’est aller vers autre chose et tel l’Homo Viator s’adapter à une nouvelle situation. Aléa nous ouvre probablement à un autre ailleurs. À un autre potentiel…

Aléa est aussi une formidable opportunité pour rebondir vers soi. Accepter la situation et s’adapter. L’Homme est adaptabilité. Et nous l’oublions souvent.

Il y a quelques jours, dans le train, lors d’une annonce de retard, la moitié des personnes présentes ont fait des commentaires négatif en râlant… Devant moi, une vieille dame, a tranquillement sorti son téléphone et en parlant fort a annoncé à son petit fils qu’elle ne serait pas à l’heure et qu’il pouvait prendre son temps!

Et si les aléas nous offraient cette option de nous reprendre et de respirer, de réagir posément et de nous demander si l’aléa ne fait pas partie de ce moment présent pour nous permettre de réfléchir au sens du temps?

C’est ainsi que je m’en remets aux événements sur lesquels je n’ai aucune emprise… ni la possibilité de revenir sur ce qui s’est produit. Je vis alors au présent et reprend ma marche en avant. Inéluctablement.

Et faisant mienne cette phrase célèbre, a priori prononcée par Jules César avant de franchir le Rubicon :

« Alea jacta est »∗

∗le sort en est jeté… ou… que le dé soit jeté